UN PARC INDUSTRIEL EN BON ÉTAT DE FONCTIONNEMENT

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La coopérative de déshydratation des Hauts de Seine installée à Baigneux-les-Juifs (21) déshydrate de la luzerne depuis 1972 en brins longs et en bouchons. La luzerne bio représentait la moitié des volumes en 2018. L’usine qui fonctionne avec de la biomasse déshydrate également des plaquettes forestières et du maïs. Cet outil répond à trois nécessités : la montée en puissance des cultures biologiques, le besoin d’allonger les rotations des exploitations et la protection des zones de captage d’eau potable.

Forte de son engagement dans une démarche de management de l’énergie au sein de ses usines et pour ses engins agricoles et routiers, certifiée ISO 50001 depuis 2014, la coopérative maintient ses investissements pour maximiser l’utilisation de biomasses provenant des agro-industries locales, contribuant ainsi à dynamiser l’économie circulaire dans la région. Capdéa poursuit son développement régulier de surfaces « déshydratées » à un rythme constant de + 2% par an. La luzerne bio représente 10% de ses surfaces en luzerne en 2018 (pour 1% en 2011). Capdéa déshydrate également des pulpes de betterave, du maïs, des marcs de pommes et de raisin, de la paille. En outre 15% de l’activité concerne l’industrie pharmaceutique avec notamment des pépins de raisins polyphénols. Enfin, 1% de sa production est destinée à l’alimentation humaine. Les 3 usines de Capdea se situent à Assencières Aulnay et Marigny le Châtel dans l’Aube.

Acteur de longue date dans la déshydratation des pulpes de betteraves issues de ses sucreries et de drèches de blé sur son site de Cristanol à Bazancourt , la coopérative s’est renforcée en 2017 avec l’acquisition de nouvelles unités de déshydratation. La production de luzerne sur les sites de Puisieulx et de Prodéva en Champagne et chez Sidesup dans le Loiret est venue compléter l’activité alimentation animale de Cristal Union. A la pointe des évolutions technologiques en terme d’économie d’énergie (sécheur basse température récupérateur de chaleur latente …), Cristal Union s’implique fortement dans le développement des productions agricoles issues de l’agriculture biologique pour répondre à la fois aux besoins des agriculteurs convertis à ce mode de production et des éleveurs qui ont besoin de protéines pour leur élevage bio. Cristal Union exploite 4 usines de déshydratation de luzerne à Puisieulx, Bazancourt et Vatry dans la Marne et Engenville dans le Loiret.

Implantée sur le premier bassin laitier de France, Deshyouest mise sur son expertise reconnue et sur les performances de son outil industriel pour développer davantage les surfaces et répondre aux attentes fortes des éleveurs en matière d’autonomie protéique. La déshydratation de la luzerne représente l’activité principale de Déshyouest qui en produit plus de 30 000 tonnes. La coopérative transforme aussi les graminées, les légumineuses et le maïs cultivés chez ses 1500 adhérents afin d’offrir une large gamme d’aliments déshydratés. La production industrielle est répartie dans les usines de Domagné (35) et de Changé (53) au carrefour des départements d’Ille-et-Vilaine, de Mayenne et de Loire-Atlantique. Investie dans une démarche d’agriculture durable, Déshyouest a considérablement réduit ses émissions de carbone et utilise actuellement près de 75 % d’énergie renouvelable produite localement par environ 800 hectares.

Durepaire déshydrate de la luzerne et du bois tout au long de l’année. Autour de Verdille en Charente, sur une plaine de 1600 ha, les rotations se font avec des remorques auto chargeuses, qui alimentent en luzerne un séchoir à basse température à tapis. Depuis 2016 Durepaire utilise une chaudière biomasse alimentée en paille de céréales pour fournir la chaleur nécessaire à la déshydratation.

La recherche et l’investissement nécessaires au développement de ce procédé ont été réalisés dans le cadre de la certification ISO 14001 de l’entreprise. Avec cette technologie de séchage, Durepaire fournit des bottes de luzerne de qualités adaptées à l’ensemble des besoins. Au-delà des bottes, les équipements du site de Verdille permettent de fabriquer des granulés pour quasiment toutes les espèces, du ruminant au cheval, en passant par les volailles.

A Sainte-Sabine-Born, en Dordogne, la coopérative GRASASA s’inscrit depuis sa création en 1969 dans une démarche environnementale. En effet, l’usine utilise la sciure et des plaquettes forestières comme seuls combustibles depuis le début des années 80. Ces connexes des industries du bois locales, servent également de matières premières à la production de granulés de bois destinés au chauffage, certifiés NF et Enplus A1. Enfin, la mise en place d’une filière luzerne certifiée AB dès 2003 vient compléter l’activité de la coopérative, résolument tournée vers le respect de son environnement. Aujourd’hui 70% des fourrages produits sont bio, certifiés Ecocert.

La coopérative Interval transforme les récoltes de luzerne, pailles et autres fourrages de ses adhérents, ce qui contribue à la diversité de leurs productions et à une valorisation supplémentaire. Le granulé de bois vient compléter l’activité saisonnière de l’usine. Interval est une coopérative polyvalente basée en Haute Saône ; elle réunit prés de 4500 agriculteurs.

Dans la continuité de sa certification ISO 50001 sur le management de l’énergie, Luzeal, s’est donnée pour objectif de réduire de 50% ses consommations d’énergies fossiles. Ainsi, un plan d’investissement sur 4 ans permettra de convertir les 10 lignes de séchage avec l’ajout de systèmes d’injection de biomasse sur les fours existants. Depuis longtemps la coopérative Luzeal a développé sa production de balles de luzerne en brins longs. En 2016, une nouvelle ligne de production de petites balles de 20 kg a été mise en service. A destination de nouveaux marchés tels que les poules pondeuses pour la gestion de la nervosité en élevages au sol, les élevages de petits ruminants ou de chevaux de course, les nouveaux produits développés par Luzeal répondent à une forte demande particulièrement sur les marchés du Moyen Orient. Ainsi Luzeal conditionne plus de 60% de sa production de luzerne sous forme de balles de 20 kg et 400 kg. Luzeal exploite 5 usines à Pauvres (08), Pontfaverger, Sept-Saulx, Saint-Rémy-sur-Bucy et Recy (51).

Luzerne du Poitou, installée à Saint Jean de Sauves (86) produit de la luzerne séchée basse température depuis 1985 en région Poitou-Charentes. La luzerne est cultivée sur environ 1500 hectares (dont 300 hectares en bio) et transformée en balles à hauteur de 12 000 à 15 000 tonnes. La société maitrise la filière du champ au client. Le séchage à basse température, entre 35°C et 45°C, permet au produit de conserver ses propriétés et ses valeurs nutritives.

2017 a été l’année de la mise au point de la nouvelle ensileuse Gilles à sellette. Le chargement des remorques se fait bien jusqu’au fond et la qualité de hachage est régulière. L’essai ayant été concluant, la coopérative a acheté l’ensileuse. SUN DESHY travaille à la mise au point d’un hacheur pour faire de plus grands brins afin de satisfaire les marchés du Moyen-Orient. Les débits de l’ensileuse sont à la hauteur des attentes. Afin de poursuivre l’accroissement de la productivité des chantiers de plaines, deux faucheuses de 12m de large sont mises en place pour la campagne 2018, l’une sur Soudron, l’autre sur la plaine extérieure de Francheville. Il s’agit d’un ensemble composé d’une faucheuse frontale de 3.5m et d’une partie trainée de 2x4m.

La coopérative Tereos et ses 4 usines situées dans le sudouest marnais récolte la luzerne en préfanage intensif par la fauche à plat sur 3 sites, le 4ème étant dédié à la fabrication d’ECL (extrait concentré de luzerne). Ce process tout en apportant une valeur ajoutée à la luzerne, permet l’utilisation de systèmes d’économie d’énergie très performants (sécheur à basse température, évaporation sous vide, compression mécanique des vapeurs). Les usines déshydratent également de la pulpe de betterave et du sainfoin.

L’UCDV située dans le Vexin normand a restructuré ses activités en 2018 pour appuyer son projet d’entreprise sur des bases solides et durables. La coopérative bénéficie désormais d’un retour d’expérience sur les investissements dédiés aux économies d’énergie qui lui permet d’améliorer ses ratios de production. Le mix énergétique de la coopérative est dicté par des fondamentaux mondiaux tant sur l’électricité, le gaz que le charbon. Dans ce contexte, le sourcing de biomasse est un enjeu majeur pour la coopérative qui travaille activement à la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement non exploitées par les grands opérateurs locaux. La fin des quotas betteraviers et la variabilité des volumes qui en découle sont des enjeux majeurs que la coopérative doit intégrer. L’obtention de la certification GMP+ (Good Manufacturing Practice) + était donc incontournable et lui ouvre désormais les marchés de l’Europe du nord.