EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE UN ATOUT POUR LA FILIÈRE

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Les combustibles utilisés en déshydratation sont le charbon, le lignite, le gaz naturel, et, depuis quelques années les plaquettes forestières, le miscanthus. L’énergie
représente environ 1/3 des coûts de production. C’est pourquoi la filière n’a de cesse, depuis 30 ans, , d’en baisser sa consommation. Elle a ainsi diminué de 60 % l’énergie consommée par tonne de produit fini sur cette période.

Cette performance a été rendue possible en recyclant les fumées et en récupérant les calories latentes. Une étape supplémentaire déterminante a été franchie avec le préfanage qui consiste à laisser sécher la luzerne à plat une journée au champ avant de la rentrer à l’usine. Cette opération qui a nécessité le développement et l’acquisition de matériels spécifiques a permis d’économiser 20 % d’énergie supplémentaire. Cette pratique est désormais généralisée à l’ensemble de la filière française.

Le préfanage à plat consiste à laisser sécher la coupe au moins une journée sur le champ. Des matériels spécialement développés regroupent alors la récolte en andain qui est ensuite ramassée et chargée. Ceci permet de rentrer à l’usine un fourrage à 30 % de matière sèche en moyenne au lieu de 25 %. Or, selon une loi physique qui veut que l’efficacité énergétique augmente avec le taux de matière sèche, ce gain de 5% de matière sèche génère des économies d’énergie de 30 % en moyenne. Une étude de 2009 a démontré que le préfanage à plat ne dégrade pas la valeur alimentaire de la luzerne. Toutes les usines sont désormais équipées du matériel adéquat. Le renchérissement des coûts (matériel, personnel) occasionnés par ce chantier supplémentaire ont été compensés par la baisse des consommations d’énergie.

Les exigences de l’Union européenne, déclinées dans le Plan National de Réduction des Émissions de Polluants Atmosphériques (PREPA) imposent des réductions drastiques des émissions de poussières. Forte d’un programme ambitieux de réduction de ses émissions, la filière est en passe d’atteindre son objectif 2030 (-54% par rapport à l’année de référence 2005). Elle poursuit ses efforts en la matière avec un enjeu double : 70% de ces émissions étant constituées de produits, elles sont aussi valorisables !