SITE_LUZERNE 2013-2
La Luzerne est menacée.Tenez-vous informés !
Les autres méthodes
La luzerne naturellement difficile à ensiler…cependant c’est possible!
L’ensilage est pratiqué généralement à la première coupe, et de plus en plus aussi en seconde coupe, quand la surface en luzerne permet la confection d’un silo de taille suffisante. Comme la teneur en sucres de ce fourrage est faible (de 7 à 8 % contre 15 à 20 % pour des graminées comme le raygrass), et qu’au contraire ses teneurs en protéines et minéraux sont élevées, la baisse du pH nécessaire à la conservation nécessite l’augmentation du taux de matière sèche jusqu’à plus de 35 %.
A ce niveau de matière sèche, un pH de 4.6 à 4.7 est suffisant pour empêcher le développement des butyriques et le peu de sucres présent suffisent. L’élévation du taux de MS du fourrage récolté, compense le faible rapport sucres / protéines.

Pour une bonne conservation de l’ensilage de luzerne en silo couloir, il faut aussi redoubler de vigilance sur les précautions habituelles de tassement et d’herméticité du silo.
En effet, à ce degré de pré-fanage 1 à 3 jours peuvent être nécessaires pour passer les 35 % de MS. Le système de hachage de l’ensileuse homogénéise la teneur en matière sèche. Il faut viser une longueur de brins de 2 cm environ pour les bovins et un peu moins pour les petits ruminants.

Ainsi, les sucres des brins hachés seront libérés rapidement et immédiatement disponibles pour un démarrage rapide des fermentations. Les bactéries lactiques se mettront au travail dès que l’oxygène enfermé dans le silo sera épuisé par la respiration du fourrage.
Enfin, si la récolte s’effectue à moins de 35 % de MS, il faudra compenser l’insuffisance d’acidification de la luzerne ensilée par l’adjonction de conservateurs appropriés : acide formique, sels d’acides ou encore enzymes cellulolytiques. On pourra encore ajouter d’autres sources de sucres comme la mélasse ou des produits absorbant l’excès d’humidité (pulpes sèches…)