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Les autres méthodes
L’enrubannage : pour sécuriser les récoltes
L’enrubannage de luzerne est de plus en plus plébiscité par les éleveurs car cette technique combine de nombreux avantages pour assurer une bonne récolte et une bonne conservation de cette légumineuse : première coupe plus précoce au printemps, moins de pertes au champ que du foin…

Là encore, quelques règles sont à respecter pour réussir son enrubannage de luzerne. Il faut d’abord atteindre les 50 à 60 % MS pour une bonne qualité de conservation. Ainsi, chaque point de la balle enrubannée aura une teneur en matière sèche d’au moins 35 %. La qualité du fourrage conservée se détermine également à la hauteur de coupe : au moins 6 à 8 cm pour ne pas incorporer de terre dans les balles. Ces deux conditions sont essentielles pour limiter le développement de spores butyriques en cours de conservation.

En outre, la qualité du pressage sera déterminante sur les quantités d’oxygène emprisonnées dans la balle, qui doivent être les plus faibles possible. L’objectif de densité des balles sera d’atteindre les 200 kg MS/m3.
Indépendamment du réglage de la presse, on atteindra d’autant plus cet objectif que celle-ci est équipée du système rotocut qui coupe les tiges en tronçons d’environ 5 cm, que les andains à presser sont réguliers et homogènes (surtout en pressage à balles rondes) et que le nombre de tours de liage à l’aide de filets ou de ficelles est suffisant.

Enfin, le nombre de couches de film plastique dépend avant tout de la qualité de pose de celui-ci. Si 4 couches bien posées suffisent généralement pour assurer l’herméticité d’une balle de graminée au stade feuillu, il vaut mieux passer à 6 couches voire 8 en balles de luzerne, pour limiter les perforations du plastique par les tiges.
C’est encore plus nécessaire pour les balles rectangulaires